mardi 15 avril 2014

Le falafel et le CDI

On dirait le titre d'une fable de La Fontaine, tiens... J'ai la chance d'être épaulée dans mes démarches pour trouver un emploi longue durée (parce que si vous avez bien suivi, j'ai signé un CDD de 6 mois pour l'instant) par une association formidable composée de bénévoles, cadres en activité ou retraités qui prennent le temps de nous retrouver à la terrasse d'un café pour nous coacher dans nos recherches. (J'en ai déjà parlé, mais j'en reparle (j'ai le droit c'est mon blog) parce que justement ils recrutent. Les chômeurs, ça va merci, ils ont ce qu'il faut (vous vous doutez bien), par contre côté bénévoles, y a pénurie, donc si le coeur vous en dit, vous pouvez les rejoindre ici, je précise que c'est une asso nationale, donc vous pouvez aider partout en France.) Bref donc, ma super assoc' me donne rendez-vous systématiquement dans le coin des Terreaux et il se trouve que je dois donc systématiquement passer devant Yaafa, que le hasard est mal fait ! Yaafa pour "You are a falafel addict". Ca tombe bien c'est le cas même si je ne sais plus d'où ça me vient, cette fascination. De Montréal sûrement, la première rencontre avec cette jolie boulette pleine de saveurs et de pois chiche. Chez Yaafa, on vend de la boulette pour l'apéro en boite de 6 ou 15. Ou insérée dans un sandwich au pain pita ou encore dans une salade. Les formules sont toutes variées, gourmandes, colorées et veggie. Le lieu est tenu par des garçons hypra sympathiques qui ont de l'humour, le tout dans une ambiance fraîche et épurée. L'été on a même une petite terrasse Rue d'Algérie. Bref. Courez-y vous allez adorer...

mercredi 2 avril 2014

Aimer la musique contemporaine

18 mois que nous n'avions donc pas pris le temps de sortir à deux pas trois.
Et puis j'ai gagné des billets pour assister au concert de clôture de la Biennale Musiques en scène.
On a demandé à Clémentine la marraine de Gabrielle si elle voulait bien prendre soin d'elle. Bingo !
Partis sur les chapeaux de roue, le temps d'abreuver notre nounou d'un soir d'infos de la plus grande importance pour le cas où... (je vous laisse imaginer les scénarios que deux parents un peu flippés peuvent inventer), on s'est retrouvés seuls dans la voiture... comme deux cons.
Heureux amoureux, et à la fois abandonnés sortis de prison, comme si on n'avait pas le droit de jouïr de notre liberté.

Arrivés au théâtre, on s'est laissé porter par le programme, 4 morceaux d'orchestre symphonique et un pour téléphones portables. Les durées indiqués sur le programme étaient rassurantes des 12 minutes par-ci, 6 minutes par-là. Si on n'aime, le calvaire ne sera pas trop long. 25 minutes tout au plus. Et je dois dire que pas une seule seconde je me suis ennuyée. Il y avait des créations très accessibles, d'autres moins, mais on est tombés tous les deux sous le charme d'un même morceau de Heiner Goebbels (Surrogate, 1994)qui m'a fait pensé à de l'électro joué par un orchestre, juste magnifique.

Je vous garde le meilleur pour la fin. L'expérience. La création de Xavier Garcia pour téléphones portables étaient jouée par les musiciens de l'orchestre et le public, tous armés de téléphones. Des applis devaient être téléchargées en amont, hyper compliqué je dois dire, on s'est abstenu. Des applis qui permettaient d'émettre 5 sons différents et d'en modifier l'amplitude avec le geste. C'était vraiment chouette à vivre. Beaucoup de rires, (le chef d'orchestre ne riait pas lui, on s'est un peu fait gronder, parfois), et des sonorités super intéressantes. Alors je dis bravo, fallait quand-même le tenter... (Petite vidéo ci-dessous pour les curieux, captée comme de bien entendu par un portable, muet lui.)
Bref, j'ai beaucoup aimé cette soirée. Oserai-je dire qu'elle n'est que le début d'une longue lignée de bugnes à bugnes ?


lundi 24 mars 2014

Haute voltige

Notre arbre. Je vous en ai déjà parlé, non ?
Nous habitons une maison, qui a une cour entourée de hauts murs tout en pierre.
Au milieu de cette cour, il y a notre arbre.
Il est immense, et nous protège de son ombre généreuse l'été. Il abrite parfois des familles de pigeons qui apprennent à leur dernier né à voler.
Il prend tellement d'espace que nous avons décidé cette année de lui offrir une petite coupe, car nous avions peur que son envergure ne l'emporte, et casse quelques branches pendant les tempêtes.

C'est là que Tom le voltigeur a glissé sa carte de visite dans notre boite aux lettres. Il habite dans le quartier, et en amoureux des arbres, il regardait toujours avec beaucoup d'attention notre Ailante. C'est l'essence de notre arbre. Une ailante. Littéralement "qui monte au ciel". Et quand on est addict comme nous de "Mon voisin Totoro", c'est un nom qu'on ne peut qu'adorer.

Tom est venu et notre Ailante ne respire que mieux depuis. Ce fut un magnifique spectacle de cirque.
Avec des cordages, la force des bras. Beaucoup de grâce et de magie. Un infini respect pour son aîné, cet arbre majestueux qui l'accueillait silencieux et confiant.




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